Assurance vie : pourquoi faut-il avoir plusieurs contrats ?

Assurance vie : pourquoi faut-il avoir plusieurs contrats ?

Être titulaire d’un contrat d’assurance vie est déjà une excellente décision. Mais savez-vous qu’en détenir plusieurs c’est encore mieux. Voici pourquoi en six points !

1 - Optimiser la performance

La disparité des politiques de gestion et de distribution des compagnies d’assurances va de pair avec l’hétérogénéité des performances de leurs supports financiers. À titre d’exemple, le rendement moyen des fonds en euros est tombé à 1,80% en 2018, selon l’estimation de la Fédération Française de l’Assurance (FFA), alors que quelques fonds garantis dépassent encore les 2% (par exemple 2,80%* nets en 2018 pour Suravenir Opportunités présent au sein du contrat d’assurance vie Puissance Avenir, 2,25%* nets en 2018 pour Netissima disponible au sein de Puissance Sélection ou encore 2,21%* nets en 2018 pour le support en euros du contrat Evolution Vie). Il est toutefois rappelé que les rendements passés ne préjugent pas de rendements futurs et ne sont pas constants dans le temps.
Souscrire plusieurs contrats permet alors d’investir dans plusieurs fonds en euros et espérer une meilleure performance globale de ses contrats.
En outre, les assureurs n’offrent pas tous les mêmes supports financiers, appelés unités de compte en assurance vie. Pour mémoire, ces supports en unités de compte, à l’inverse des fonds en euros, comportent un risque de perte en capital. Des contrats sont très bien dotés en immobilier papier (SCI par exemple), certains attribuent une place de choix aux ETF (également appelés trackers ou fonds indiciels), pour reproduire la performance d’un indice boursier avec peu de frais, d’autres proposent une gestion pilotée, en plus de la classique gestion libre.

2 - Diversifier les risques

Détenir plusieurs contrats d’assurance vie dans des compagnies d’assurances bien distinctes permet de mieux protéger votre épargne si une compagnie venait à connaître des difficultés. Les contrats d’assurance vie bénéficient d’une protection supplémentaire depuis 1999, année de leur couverture par le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP).
Si une société d’assurances n’est plus en mesure de faire face à ses engagements envers les assurés, le fonds est mobilisé, garantissant les sommes placées jusqu’à 70 000 euros par assuré et par assureur.
En souscrivant des contrats d’assurance vie dans diverses compagnies d'assurances, vous multipliez donc d’autant le nombre de fois où la garantie pourra s’appliquer.

3 - Mieux encadrer ses projets

L’assurance vie permet de vous constituer une épargne qui servira au financement de projets tels qu’un achat immobilier, le financement des études de vos enfants ou encore celui d’un complément de revenus à la retraite.
En ouvrant un contrat par projet, vous pourrez déterminer précisément l’effort d’épargne nécessaire pour atteindre votre objectif. Vous pourrez en outre mieux faire concorder l’allocation financière du contrat avec votre horizon d’investissement, intimement lié au projet lui-même.

Prenons un exemple : vous souhaitez placer une somme importante pour votre retraite, prévue dans une quinzaine d’années, et en même temps vous aimeriez préparer, en épargnant chaque mois, le financement des études supérieures de votre jeune adolescent de 13 ans.
Il sera plus pertinent mais également plus lisible de dédier un contrat à chacun des projets. Car non seulement le montant de l’épargne, ou de l’effort d’épargne, à consacrer sera différent d’un projet à l’autre, mais aussi l’allocation financière optimale recommandée, les horizons d’investissement entre les projets variant ici du simple au triple.

4 - Faire des retraits moins taxés

Les supports disponibles sur un contrat d’assurance vie évoluent tous d’une façon qui leur est propre. Un fonds en euros bénéficie chaque année d’une revalorisation, selon la participation aux bénéfices, dont le niveau suit une tendance baissière ces dernières années. Il est toutefois garanti en capital et, grâce à l’effet cliquet, les intérêts versés chaque année vous sont définitivement acquis.
De son côté, la part de votre épargne en assurance vie placée en unités de compte (en fonds boursiers, obligataires ou immobiliers) offre quant à elle un potentiel de performance plus élevé sur le long terme, mais ne dispose pas de garantie en capital. Son évolution sera donc, à la hausse comme à la baisse, très différente de celle du fonds en euros.
Pour rappel, la fiscalité des rachats appliquée à l’assurance vie porte uniquement sur les gains réalisés. De ce fait, pour optimiser des rachats futurs, il est judicieux de segmenter sur plusieurs contrats d’assurance vie les supports selon leur niveau de risque.
L’idée est d’isoler d’un côté le fonds en euros garanti, de l’autre la part en unités de compte non garantie.
Ainsi, en cas de retrait, vous pourrez choisir de ponctionner le contrat le moins fiscalisé. Si le gain sur le contrat en unités de compte est plus important que celui du contrat investi uniquement dans le fonds en euros, vous serez moins taxé en effectuant un retrait partiel sur ce dernier. Et inversement.

5 - Bien cloisonner l’avant de l’après 70 ans…

L’assurance vie conserve d’énormes atouts pour la transmission de votre patrimoine, même après 70 ans. Dans ce cas de figure, seule la part des versements dépassant un abattement de 30 500 euros est soumise aux droits de succession. Les gains, eux, ne sont pas taxés.
Pour des versements réalisés avant 70 ans, chaque bénéficiaire taxé profite d’un abattement de 152 500 euros. Au-delà, un taux forfaitaire s’applique (20% puis 31,25%).
La méthode de calcul de la fiscalité avant et après 70 ans étant différente, il est conseillé de ne pas mélanger les deux compartiments et de procéder aux versements après cet âge sur un nouveau contrat.

6 - ...et l’avant de l’après flat tax

La logique est la même pour ce qui est de la mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 12,8%, également appelé flat tax.
Ainsi, les gains générés par des versements réalisés depuis le 27 septembre 2017 sont taxés au maximum à 12,8% (hors prélèvements sociaux dont le taux en vigueur au 01/01/2019 est de 17,2%), quelle que soit l’ancienneté du contrat. Le prélèvement forfaitaire libératoire de 35% jusqu’à 4 ans et de 15% entre 4 et 8 ans, qui prévalait avant cette date, disparaît.
Il est là aussi plus simple d’isoler les versements réalisés depuis la mise en place de la flat tax sur un nouveau contrat.

*Taux de revalorisation des fonds en euros nets de frais de gestion annuels, hors prélèvements sociaux et fiscaux éventuels, hors frais éventuels liés aux garanties décès optionnelles. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs et ne sont pas constants dans le temps.

Mis à jour le 12/04/2019

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