Assurance vie en bref

Avec un encours total de 1 700 milliards d’euros à fin décembre 2018, selon la Fédération Française de l’Assurance (FFA), l’assurance vie rencontre un formidable succès et constitue selon différents sondages « le placement préféré des Français ». Et pour cause, c’est un produit d’épargne qui répond à presque tous les objectifs patrimoniaux et qui bénéficie d’un cadre fiscal privilégié. C’est d’ailleurs pour ces raisons que l’assurance vie est qualifiée de « couteau suisse du patrimoine ».

Un produit qui s’adapte à toutes les étapes de la vie

  • La constitution et la valorisation d’un capital : les sommes versées sont investies sur le(s) fonds en euros et/ou sur des unités de compte non garanties en capital (OPCVM, trackers, SCPI, certificats…).
  • Le financement d’un projet. Il est possible d’effectuer un rachat à tout moment. L’épargne n’est pas bloquée (sauf en cas d’acceptation du bénéfice du contrat par le(s) bénéficiaire(s) ou autres cas de blocage tels que le nantissement).
  • La recherche d’un complément de revenus une fois à la retraite. Des rachats partiels programmés peuvent être mis en place ou le capital peut être converti en rente viagère.
  • La transmission du capital en cas de décès et la protection de ses proches.
  • L’utilisation du contrat d’assurance vie comme instrument de garantie (nantissement).

Une épargne souple et des services personnalisés

  • L’épargnant peut détenir plusieurs contrats d’assurance vie, et les alimenter à son rythme (versements libres / versements programmés), sous réserve de respecter le montant du versement initial minimum propre à chaque contrat. Le contrat d’assurance vie est à la portée de tous.
  • Les fonds sont ventilés entre le fonds en euros et/ou les unités de compte, en fonction de l’aversion au risque de l’épargnant et de son horizon de placement.
  • L’épargnant peut construire son allocation d’actifs seul (gestion libre) et optimiser la gestion en choisissant des options d’arbitrages programmés (rééquilibrage automatique, investissement progressif, sécurisation des plus-values…). Grâce à la gestion pilotée (ou gestion sous mandat), l’épargnant peut choisir de confier la sélection des supports d’investissement à des experts des marchés financiers.
  • Si l’assurance vie s’envisage sur le long terme, les fonds sont toutefois disponibles à tout moment (sauf en cas d’acceptation du bénéfice du contrat par le(s) bénéficiaire(s) ou autres cas de blocage tels que le nantissement). Il est en effet possible de disposer de son épargne ponctuellement (on parle de rachats partiels ou totaux) ou régulièrement (rachats programmés). Il est également possible de récupérer l’épargne sous la forme d’une rente viagère.

Le saviez-vous ?

Le fonds en euros présente l’avantage d’avoir une garantie en capital, d’être liquide à tout instant et de sécuriser annuellement les produits générés (effet de cliquet). À l’inverse, les unités de compte ne sont pas garanties en capital mais elles offrent un potentiel de performance supérieur au fonds en euros à long terme. Dans une logique de diversification, combiné avec les unités de compte, le fonds en euros permet de servir de matelas de sécurité en amortissant la fluctuation des marchés financiers.

Un cadre fiscal spécifique et privilégié (EN VIGUEUR AU 01-01-2019)

La fiscalité en cas de retraits

Lorsque vous réalisez un rachat, celui-ci comporte une part de capital et une part de gains. Bien sûr, seuls les gains sont soumis à l’impôt.

Attention, depuis le 1er janvier 2018, la fiscalité sur les rachats a évolué. Voici les règles désormais en vigueur.

  • Pour les versements réalisés avant le 27 septembre 2017 :
    rien ne change hormis le montant des prélèvements sociaux.

L’impôt peut prendre la forme d’un Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) dégressif en fonction de l’ancienneté du contrat d’assurance vie ou de capitalisation :
- 35% avant 4 ans
- 15% entre 4 et 8 ans
- 7,5% au-delà de 8 ans, après application d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € si l’assuré est en couple.

L’assuré peut aussi choisir de voir ses gains imposés au barème de l’Impôt sur le Revenu (IR) si cette taxation est plus intéressante. C’est par exemple le cas d’un rachat avant 4 ans pour un contribuable dont le taux marginal d’imposition s’élève à 30%. Précisons que les abattements de 4 600 € ou de 9 200 € après 8 ans sont également appliqués dans ce cas de figure.

Quelle que soit l’option fiscale choisie (PFL ou IR), les plus-values subissent les prélèvements sociaux (au taux de 17,2% actuellement en vigueur). Concernant les intérêts du fonds en euros, les cotisations sociales sont prélevées à la source y compris, depuis 2011, au sein des contrats multisupports. En revanche, les prélèvements sociaux relatifs aux gains des unités de compte sont prélevés lors des rachats ou du dénouement du contrat.

  • Pour les versements réalisés depuis le 27 septembre 2017 :

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, est entré en vigueur. Il se monte à 30%, prélèvement sociaux inclus. L’impôt sur le revenu s’élève donc à 12,8% (+ 17,2% de cotisations sociales).

Si le contrat a une ancienneté de moins de 8 ans, alors le PFU s’applique à tous. La nouvelle formule est ici plus avantageuse que l’ancienne. Au-delà de 8 ans, la règle varie selon que le montant total des versements net des éventuels retraits réalisés par l’assuré, tous contrats confondus (y compris contrats de capitalisation), est inférieur ou supérieur à 150 000 euros.

Dans le premier cas, le prélèvement se monte à 7,5% après abattement de 4 600 euros pour un célibataire, 9 200 euros pour un couple. C’est inchangé pour le client par rapport à l’ancienne taxation. En revanche, dans le second cas, lorsque le total des primes dépasse 150 000 euros, la flat tax de 30% s’applique sur la portion des gains relevant des primes excédant la barre des 150 000 euros.

L’assuré peut toujours choisir de voir ses gains imposés au barème de l’Impôt sur le Revenu (IR) si cette taxation est plus intéressante. À noter que ce choix est unique pour l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers.

La fiscalité en cas de décès

En cas de décès de l’assuré, les fonds sont versés aux personnes désignées dans la clause bénéficiaire.
Si le bénéficiaire est le conjoint survivant ou le partenaire de Pacs : aucuns droits de succession ni de taxe, quel que soit le montant transmis. Cette exonération peut bénéficier aux frères et sœurs s’ils respectent les conditions suivantes : être célibataires, veufs ou divorcés, séparés de corps ; être âgés de plus de 50 ans ou atteints d'une infirmité empêchant de subvenir à leurs besoins ; avoir été constamment domiciliés avec le défunt au cours des cinq années précédant son décès.
Si le bénéficiaire est une autre personne (enfants, tiers) : pour les versements avant 70 ans, possibilité de transmettre sans payer de droits jusqu’à 152 500 € de capitaux-décès par bénéficiaire (au-delà, taxation à 20 %, puis à 31,25 % au-dessus de 852 500 €). Pour les primes versées après les 70 ans de l’assuré, abattement unique de 30 500 € tous bénéficiaires imposables confondus (l’abattement est partagé entre les différents bénéficiaires imposables, donc hors conjoint ou partenaire de Pacs). Dans ce cas, les gains sont en revanche exonérés.

Les avantages de souscrire un contrat d’assurance vie sur internet ?

  • Des contrats haut de gamme : les contrats en ligne sont dotés de fonds en euros traditionnels mais aussi de fonds en euros « nouvelle génération » (fonds en euros opportunistes). Ils offrent une palette d’unités de compte complète et en architecture ouverte, plusieurs modes de gestion pour optimiser son contrat, des options de gestion pour piloter son épargne et des options de rente modernes…
  • Assurés par des compagnies d’assurance de premier plan : Assurancevie.com distribue des contrats assurés par Generali Vie, Aviva Vie et Suravenir, la filiale d'assurance vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa.
  • Des frais réduits voire nuls : les frais d’entrée, les frais sur versements et les frais d’arbitrage sont nuls*. Les frais de gestion annuels du fonds en euros et des unités de compte sont très compétitifs.
  • La performance des fonds en euros : les fonds en euros des contrats d’assurance vie accessibles en ligne font partie des supports les plus performants du marché**.
  • Facilité d’utilisation et de gestion : un espace client en ligne pour suivre son contrat régulièrement.

*hors investissement sur les trackers/ETF et supports immobiliers
**Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

Les points forts et les points faibles du contrat d’assurance vie

Points forts de l'assurance vie Points faibles de l'assurance vie
Liberté d'épargner à son rythme Des rachats fiscalement optimisés qu'à partir de 8 ans de détention (pour les primes versées avant le 27 septembre 2017).
Épargne disponible : possibilité d'effectuer des retraits à tout moment* Une imposition renforcée sur les rachats pour les gros contrats (sur les primes versées après le 27 septembre 2017 et pour plus de 150 000 euros de primes versées tous contrats confondus)
Un large choix de supports qui répond à chaque profil d'investisseur : fonds en euros sécuritaire et une gamme d'unités de compte diversifiée Les prélèvements sociaux sont dus annuellement sur les intérêts du fonds en euros, contrairement au PERP
Possibilité de modifier la répartition de son épargne via des arbitrages, en fonction du profil d'investisseur et des fluctuations de marché La rédaction de la clause bénéficiaire doit être soignée
Fiscalité en cas de rachats avantageuse, même avec l’instauration du Prélèvement Forfaitaire Unique L'assurance vie n'est pas transférable
Récupération de l'épargne sous la forme d'un capital ou bien d'une rente viagère Les conditions et modalités d'investissement dans des supports OPCVM, trackers, SCPI sont définies par l'assureur
Libre choix des bénéficiaires du capital en cas de décès Quasi impossibilité de verser des primes élevées à 100% sur le ou les fonds en euros.
Cadre fiscal attractif en cas de décès

*Sauf en cas d’acceptation du bénéfice du contrat par le(s) bénéficiaire(s) ou autres cas de blocage tels que le nantissement.


Mis à jour le 14/03/2019

01 44 76 87 60
Du lundi au vendredi
de 8h30 à 19h00
Le samedi de 9h30 à 13h00